DETTE DE RECONNAISSANCE VERS NOS PARENTS

parents

 

Ces quatre dettes de reconnaissance sont les dettes que nous avons envers tous les êtres vivants, nos parents,  notre souverain, et les Trois Trésors.

 Parmi ces quatre dettes, Nichiren  souligne tout particulièrement celle que l’on a à l’égard des Trois Trésors, sans lesquels on ne pourrait pas atteindre la bouddhéité.

Le vieux renard n'oublie jamais la colline sur laquelle il est né.

La      deuxième des Quatre Gratitudes est celle à l’égard des parents. Sotaesan      la décrit comme suit :

« Pour      comprendre que nous avons reçu comme bienfait      des parents, il suffit de se demander si nous aurions pu venir au monde      sans eux et si, une fois mis au monde, nous aurions pu nous élever seuls      alors que nous n’en avions pas les moyens. Aussi peu intelligent que l’on      soit, on reconnaîtra qu’on ne peut vivre sans eux. Si nous ne pouvons ni      naître ni grandir sans nos parents, n’est-ce pas là le plus grand des       bienfaits ? »      
« En général on dit que la naissance et la mort d’un être humain      se font selon les lois de la nature et le pouvoir créateur du Ciel-Terre ;      pourtant, c'est grâce à nos parents que nous naissons et que nous      grandissons alors que nous sommes faibles et impuissants. Et lorsque nos      parents nous apprennent les grands principes de la voie humaine, c’est là      encore un
bienfait      de leur part. »

Nichiren commence ce traité en soulignant la nécessité pour chacun de s’acquitter de ses obligations envers ses parents, son maître, son souverain et les Trois Trésors du bouddhisme.

Propos de la dette de reconnaissance  envers nos parents, on peut comparer notre père au ciel et notre mère à la terre et il serait difficile de dire envers lequel de nos deux parents nous sommes les plus redevables.

Mais rien n’est plus dur que de nous acquitter de notre dette de reconnaissance pour la grande bonté de notre mère.

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Même si nous subvenons à ses besoins matériels, nous ne la sauvons pas sur le plan spirituel.

Ayant réalisé que seul le Sūtra du Lotus enseigne l’atteinte de la bouddhéité par les femmes et que c’est le seul sūtra permettant  véritablement de  sacquitter de sa dette de reconnaissance, et de répondre à la bonté de notre mère, jai fait le vœu de permettre  à toutes les femmes de réciter le Daimoku de ce Sūtra, afin de macquitter de ma dette envers ma mère.

Nichiren déclare ensuite que, pour s’acquitter de ces dettes de reconnaissance, il faut maîtriser la vérité bouddhique et atteindre l’illumination. Pour y parvenir, il faut se consacrer résolument à la pratique bouddhique. L’atteinte de l’illumination n’est cependant possible que si l’on pratique l’enseignement bouddhique correct.

 

Si l'on veut acquérir la sagesse et maitriser les enseignements bouddhiques, il faut y consacrer du temps.

Et si l'on veut consacrer du temps à cette  entreprise, il n'est plus possible de céder à tous les désirs de ses parents, de ses maitres et de son souverain.

Tant que n'est pas atteinte la route qui mène à l'Éveil, il ne faut pas se laisser guider par la volonté et l'opinion de ses parents et de ses maitres.

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Beaucoup s'étonneront peut-être d'un tel conseil en disant qu'il est contraire à l'éthique séculière et s'oppose à l'esprit du bouddhisme.

Mais, en fait, des textes non bouddhiques tels que le Classique de la piété filiale rendent évident qu'il est des cas où c'est seulement en refusant d'obéir aux souhaits de son souverain ou de ses parents que l'on fait véritablement preuve de loyauté et de fidélité à leur égard.

C'est parce qu'il refusa d'obéir aux ordres de son roi que Bi Gan acquit une réputation de grande vertu.

Le prince héritier Siddhartha désobéit à son père, le roi Shuddhodana, et pourtant il devint le meilleur fils, d'une piété filiale sans égale dans tout le monde des trois plans. Ces exemples illustrent bien ce que je veux dire.

Le Bouddha déclare : "Il faut suivre le Dharma et non la personne."