MES PASSAGES PREFERES DES ECRITS DE NICHIREN :

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Dans l'un de ses écrits, il affirme :  « Les autres sûtras prédisent que les hommes peuvent parvenir à la bouddhéité mais pas les femmes. Seul ce Sûtra [ du Lotus ] prédit que tous les êtres humains atteindront la bouddhéité.” Ainsi, parmi tous les enseignements exposés par Shakyamuni de son vivant, n'est-il pas évident que ce Sûtra du Lotus est le plus important ? »

Et dans une autre lettre, il écrit : « Quand moi Nichiren, je lis les sûtras autres que le Sûtra du Lotus, je n'ai pas le moindre désir de devenir une femme. Un sûtra condamne les femmes comme des émissaires de l'enfer. Un autre les décrit comme de grands serpents. (...) Il n'y a que dans le Sûtra du Lotus que nous lisons qu'une femme qui pratique ce Sûtra, non seulement surpasse toutes les autres femmes, mais dépasse également tous les hommes.

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 " Je m’adresse maintenant à vos épouses : n’ayez jamais de regret, même si vos maris devaient vous maltraiter à cause de votre foi en cet enseignement. "  

" Je pensais les femmes capables de risquer leur réputation ou de sacrifier leur vie pour des détails insignifiants    du monde profane, mais je les croyais en revanche bien faibles lorsqu’il fallait persévérer sur la voie qui mène à la bouddhéité. "  

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" Une femme est comparable à l’eau. Elle prend la forme du récipient qui la contient. Une femme est comparable à une    flèche, elle a besoin d’être ajustée à l’arc pour être lancée. Une femme est comparable à un bateau qui est guidé par son gouvernail.

Si le mari est voleur, sa femme devient voleuse aussi. Si le    mari est roi, la femme est reine. Si son mari est une personne de bien qui pratique le Dharma correct, elle deviendra bouddha. Non seulement dans cette vie-ci mais dans les vies futures, son    destin est lié à celui de son mari. " Extrait de L’Offrande d’un Kimono d’Eté (Minobu, mai 1275, à Sakiji Nyobo)

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En une vie devenir le Bouddha

Issho jobutsu sho

1255

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"Vous ne devez en aucun cas imaginer que l'ensemble des quatre vingt mille enseignements sacrés délivrés par le Bouddha de son vivant, ainsi que les bouddha et bodhisattva des trois phases et des dix directions, existent ailleurs qu'en votre cœur.......

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 Si l'on recherche la voie hors du cœur tout en accomplissant dix mille pratiques et dix mille bontés, cela revient à se trouver dans la situation du pauvre hère qui, jour et nuit, évaluait les richesses de son voisin sans pour autant en posséder la plus infime parcelle.........Aussi trouvons-nous dans le Sutra :

..."Après mon extinction
...Il recevra et conservera ce sutra
...Cette personne sur la voie bouddhique
...Est résolue et ne connaît pas de doutes"

...En aucun cas ne concevez de doutes.
...Tous mes respects
...La conviction de devenir le Bouddha en une vie

    Namu Myohorenguékyo
    Namu Myohorenguékyo
"

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Réponse à l'épouse de sire Matsuno

Matsunodono nyobo gohenji

1280

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Ainsi, au début, une femme ne sait pas si elle est fécondée. Au fil des mois et comme passent les jours, elle se demande serait-ce bien cela ? Puis la certitude s’établit. Celle-là qui est dotée de cœur devine également si c’est un garçon ou une fille.

Il en va de même pour les doctrines du Sutra du lotus. Lorsque nous croyons en notre cœur à Namu Myohorenguékyo, ce cœur se fait la demeure où le Bouddha Shakya est enfanté. Au début nous en sommes ignorants mais, les mois se succédant, le rêve vient où nous voyons le Bouddha de notre cœur. Le cœur alors doucement s’emplit de joie. Bien que nombreuses, toutes les doctrines résident en cela.

 

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Lettre à Niike (Minobu,  février 1280 à Niike Saemon no jo)

Au coeur des Montagnes neigeuses [Himalaya] vit un oiseau appelé Kankucho.  Torturé par le froid cruel, il jure qu'à l'aube il construira  un nid. Mais le jour levé, il dort pendant des heures dans la chaude lumière du matin, en oubliant sa promesse. Ainsi continue-t-il à gémir en vain toute sa vie. Il en va de même pour  les êtres humains. Une fois tombés en enfer, suffoquant au   milieu des flammes, ils n'ont d'autre souhait que de renaître en    tant qu'êtres humains et font voeu de tout rejeter pour ne servir  que les Trois trésors  afin d'atteindre l'Eveil dans leur         vie prochaine. Mais s'ils ont la rare chance de renaître sous forme   humaine, sous le souffle violent des vents de la renommée et de   la fortune, la lampe de la pratique bouddhique est facilement éteinte.  Ils gaspillent sans hésiter leur richesse pour des choses futiles    mais répugnent à faire la plus infime offrande au  Bouddha, au Dharma et au Sangha.  C'est extrêmement grave, car ils sont alors dominés par des messagers de l'enfer. C'est ce qu'illustre le proverbe "A faire peu de bien, on fait beaucoup de mal".

La reconnaissance (Izu, le 16 janvier 1262 à Kudo Yoshitaka)

Les simples mortels, à l'époque des Derniers  jours du Dharma, tout en recevant les bienfaits des Trois  trésors, négligent complètement la reconnaissance.Comment, dans ces conditions, pourraient-ils atteindre la bodhéité ?

Les sutras Shinjikan, Bommo et d'autres encore affirment que ceux qui étudient le bouddhisme et reçoivent les préceptes menant à l'Eveil parfait et immédiat doivent nécessairement s'acquitter  de leur dette de reconnaissance.

          Il est dit dans le Sutra du Lotus  : "Quant à ce Sutra du Lotus,  dans d'innombrables  pays,  on ne peut même pas entendre son nom,  encore moins y adhérer, le recevoir,  le garder,  le lire ou le réciter  ! "(réf.) Les personnes qui m'ont calomnié et le souverain [qui m'a condamné à être banni] sont donc précisément ceux envers qui  j'ai la plus profonde dette de reconnaissance.
[...] Celui qui veut se consacrer au bouddhisme ne doit jamais manquer de s'acquitter des quatre dettes de reconnaissance

D'après le Sutra Shinjikanla première de ces quatre dettes est la reconnaissance due à tous les êtres vivants. Sans eux,  il serait impossible de faire le voeu de sauver une multitude d'êtres vivants.

 La deuxième des quatre dettes de reconnaissance est celle que l'on a envers son  père et sa mère. Pour naître dans les Six voies, il faut avoir des parents. En naissant dans la famille d'un meurtrier, d'un voleur,  d'une personne qui transgresse les règles de bonne conduite ou qui offense le Dharma correct,  même si l'on n'a pas soi-même commis ces crimes,on partage,  en réalité,  le karma de ceux qui en sont coupables.Celui qui le comprend mérite le nom         d'être humain, celui qui ne le comprend pas n'est rien de plus qu'une bête sauvage.

Urabon - L'origine  de la cérémonie pour les défunts (juillet 1271 à Shijo Kingo)

Même parmi les moines,  rares sont ceux qui conduisent une cérémonie au jour anniversaire du décès de leur père, de leur mère ou de leur maître. Sans nul doute,  les divinités Nitten, Gatten dans le ciel, et celles de la terre doivent être indignées et furieuses contre eux et penser qu'ils manquent aux règles de la piété filiale. Des personnes d'une telle ingratitude ne sont que des animaux déguisés en êtres humains.On devrait plutôt voir en elles des monstres à tête       humaine.

Le Bouddhisme enseigne qu'il faut donner en retour à ceux qui ont agi envers vous avec bonté, et remercier des faveurs reçues.

 

La troisième  dette est la reconnaissance envers son souverain. C'est grâce  à son souverain que l'on peut réchauffer son corps aux trois sortes de lumières célestes (note) et nourrir sa vie des cinq sortes de céréales qui poussent sur la terre. Si vous voulez manifester une réelle reconnaissance à l'égard de votre souverain,vous devriez, du fond du coeur,  lui faire des remontrances,  et le conseiller sans faiblesse. Suivre ses ordres lorsqu'ils sont contraires à         ce qui est juste, c'est agir comme le plus vil flagorneur et c'est le comble de la déloyauté !

La quatrième dette est la reconnaissance envers le Bouddha.Niike Gosho (Minobu,  février 1280 à Niike Saemon no jo)

Lorsque l'on a foi en ce Sutra, on déborde d'un tel bonheur qu'on en pleure des larmes de joie. Il semble impossible d'exprimer toute la reconnaissance que l'on ressent envers Shakyamuni ; mais par les dons que vous me faites fréquemment  parvenir au fin fond de ces montagnes vous vous acquittez de la reconnaissance que suscite en vous la bienveillance du Sutra du Lotus et du Bouddha Shakyamuni.

 

La tête brisée en sept morceaux

Quant à         l'expression : "avoir la tête brisée en sept morceaux",  elle ne signifie pas nécessairement que  l'on a la tête physiquement coupée en morceaux,  comme par  un sabre. Au contraire,  le Sutra dit : "Exactement comme         les branches d'arjaka, dans la tête de chaque être humain il y a sept gouttes de liquide,  que sept démons attendent l'occasion de boire. Si les démons boivent une de ces gouttes,  la personne aura mal à    la tête ; s'ils en boivent trois,  sa vie sera en danger ; et si les sept gouttes sont bues,  elle mourra." Les gens de notre époque ont tous la tête brisée comme les branches d'arjaka, mais leur mauvais karm est si profond  qu'ils ne s'en rendent même pas compte. Ils sont comme des gens  blessés,  profondément endormis ou en état d'ivresse,  qui ne sentent pas encore la douleur de leur blessure.
        Plutôt que la tête brisée en sept morceaux,  on pourrait dire aussi l'esprit brisé en sept morceaux. Il arrive que la boîte crânienne se fende quand l'esprit est violemment dérangé. Il se peut aussi que parfois la tête ne se fende qu'après la mort. Beaucoup de gens,  à une époque récente,  ont eu la tête   fracassée pendant le grand tremblement de terre de Shoka [1257] ou lorsque apparut l'énorme comète de l'ère de Bun'ei  [1264]. Leurs blessures à la tête entraînèrent des troubles respiratoires,  leurs cinq organes principaux furent atteints  et ils souffrirent de dysenterie. Ne comprirent-ils pas que tout cela était un châtiment dû à leurs calomnies envers le Pratiquant du Sutra du Lotus  ?

 

La   Guérison des Maladies Karmiques  (Minobu, 3 novembre 1275, à Ota Jomyo)

Il [Le Sutra  du Nirvana] dit encore que "Celui qui crée un mauvais karma dans cette vie souffrira inévitablement    les tourments de l'enfer dans la vie prochaine. Cependant, s'il fait des offrandes  aux Trois trésors, il évitera de tomber en enfer dans la prochaine vie, mais souffrira  dans celle-ci de maux de tête, d'yeux ou de dos." Le Maka         Shikan dit que "Même ceux qui ont commis de graves fautes d'opposition peuvent recevoir une rétribution allégée en cette vie. Ainsi, la maladie se présente quand le mauvais karma est sur le point d'être résorbé."

 

femmes et bouddhéité

 

Une femme qui se consacre au Gohonzon attire le bonheur en cette vie. Et dans sa vie prochaine,  le Gohonzon         sera avec elle et la protégera toujours. Comme une lanterne dans         l'obscurité,  comme un bras solide sur un chemin accidenté,le Gohonzon vous protégera,  Dame Nichinyo,  où que vous alliez.
Le Véritable  Aspect du Gohonzon (Minobu, 3 août 1277,  à Dame Nichinyo)

 

Vivre Namu Myoho Renge Kyo,même pendant l'union sexuelle entre homme et femme,  voilà le principe qui permet de changer les passions en bodhéité et les souffrances de la vie et de la mort en nirvana.

 

Tout au long de leurs existences successives,  un homme et sa femme sont aussi étroitement liés que le corps et l'ombre, la fleur et le fruit, les racines et les feuilles. Les insectes rongent les arbres qui les abritent et les poissons boivent l'eau dans laquelle ils nagent.

 

Un passage du Sutra du Nirvana dit que, de même que toutes les rivières et les ruisseaux font des détours, toutes les femmes sont tortueuses et retorses. Parce que l'eau est liquide, lorsqu'un objet solide comme un roc ou une montagne lui barre la route, elle se divise en deux bras, passant tantôt ici, tantôt là. Le sutra dit qu'il en va de même des femmes, et les compare à l'eau. Leur esprit est malléable et indécis. Même lorsqu'elles croient qu'un certain cours  est juste, si elles butent sur l'opposition déterminée d'un  homme, comme l'eau bloquée par un barrage, elles prennent une direction différente. Des dessins faits sur l'eau, il ne subsiste pas trace. Elles pensent d'une certaine manière à un moment donné, quitte à être plus tard d'un avis entièrement différent.Or, la caractéristique principale du Bouddha est l'honnêteté  et la droiture. Des femmes au comportement tortueux ne pourront donc jamais  devenir bouddha."(réf.)

 

Il semble que Nichiren ait pris un intérêt particulier à souligner que les "cinq entraves et trois obéissances" ne condamnaient pas les femmes à vivre une vie d'esclaves. Il écrit,  par exemple,dans sa lettre à la nonne laïque Konichi (réf.): "Les cordes qui vous lient aux trois obéissances seront dénouées dans votre vie présente et les cinq  entraves ont déjà disparu. La lune dans votre esprit brille sans nuages et les impuretés de votre corps ont été         totalement éradiquées. Vous êtes un bouddha sous votre forme actuelle. Comme cela est digne de vénération ! "

 

Et,comme il ajoute dans une autre lettre,  la clef pour libérer ses disciples femmes des chaînes imposées par la religion est le Sutra du Lotus  : Les femmes sont accablées par les cinq entraves et les trois obéissances et il est dit que leurs péchés sont profonds. […] C'est pourquoi les femmes sont méprisées dans les textes bouddhistes et non-bouddhistes. Et pourtant,  grâce au Sutra du Lotus,  même si elles n'ont jamais lu ou copié ce texte,  les femmes qui le reçoivent et gardent dans leur corps, leur bouche et leur esprit,  et tout spécialement celles qui récitent  Namu Myoho Renge Kyo,  seront capables d'atteindre la bodhéité, comme le firent la fille du Roi-DragonGautami et Yashodhara   qui ont vécu en même temps que le Bouddha. (réf.)

 

Le concept de l'atteinte de la bodhéité sans changer d'apparence (sokushin jobutsu) était basé sur la doctrine d'ichinen sanzen,  "3000 mondes en un seul instant de vie". Cette doctrine enseigne que la vie possède d'infinies possibilités qui peuvent se manifester en un seul instant. C'est pourquoi Zeho Miwa,  Maître de Conférences à l'université de Minobusan estime obsolète la nécessité de changer de forme pour atteindre la bodhéité. (réf.)

 

Mais dans le chapitre   Exhortation à la sauvegarde  qui suit immédiatement le chapitre Devadatta,  Shakyamuni déclare que sa tante et mère nourricière,    deviendra l'Ainsi-Venu Sarvasattvapriyadarshana  (Vision de joie pour Tout Etre) et que Yashodhara ,la mère de Rahula,  fils de Shakyamuni   deviendra l'Ainsi-Venu Rashmishatasahasrapari puranadhvaja  (Parfaitement Muni des Dix Millions de Marques de Lumière). De  même les dix filles-démones  qui appartiennent au monde-état des esprits   faméliques (preta) atteignent   également la bodhéité.

 

Le Roi-Démon du sixième Ciel,  complotant pour empêcher les personnes         de ce monde de se rendre dans les Terres pures qui se trouvent ailleurs,        saisit chaque occasion de perpétrer de mauvaises actions. Pour quelle         raison agit-il ainsi  ? Il semblerait que ses intrigues aient pour         but ultime d'empêcher le Bouddha d'enseigner le Sutra du Lotus. Il est en effet dans la nature de ce Roi-Démon du sixième Ciel de se réjouir du spectacle d'une personne         prisonnière des trois mauvaises voies,  et de se désoler d'en voir d'autres créer         le karma qui conduit dans les trois           bonnes voies. Plus encore qu'il regrette de voir certains former         le karma qui les mène aux trois bonnes voies,  il s'attriste d'en voir d'autres aspirer aux trois véhicules.